Mony And The Hatmen : « un véritable groupe » dans votre salon ?

Sébastien Lebray, membre en parallèle du groupe So Called Wise, a rencontré, pour le compte de Désimposture, le groupe Mony and the Hatmen. Il nous parle de cette découverte pleine de talent et prête à venir, s’il le faut, dans votre jardin pour vous séduire.

Mony and the Hatmen Basse Zorn Live par Erik Photographies

On n’est pas prêt d’oublier l’instant où l’on découvre Mony and the Hatmen. Rencontrés quelques heures avant leur passage sur un festival près de Strasbourg, ces musiciens d’exception avaient déjà acquis toute notre sympathie dans un esprit de franche camaraderie lorsque nous avons été frappés de plein fouet par la profondeur de leur musique. Le genre de claque que l’on aime, celle qui donne envie de tendre l’autre joue.

L’extraordinaire timbre vocal de Mony séduit d’entrée de jeu par sa chaleur et son authenticité. « Un entrainement quotidien » combiné à « une hygiène de vie pas toujours irréprochable », comme il l’explique, ont forgé cette voix atypique. Au charisme certain, Mony est à l’origine du projet. C’est lui qui apporte ses compositions et ses textes sur « le déracinement, la fuite loin de la ville, les faiblesses humaines et la dépendance ». Parti sur les routes en solitaire, il est rejoint, sur scène, par ses musiciens : « Mony voulait donner un nom de groupe à ses musiciens et il a trouvé The Hatmen pour coller à l’esprit des chansons et à l’imagerie américaine ». C’est à l’arrivée de Yann, à la guitare, et de Daniel, au violoncelle, que la composition devient un travail d’équipe : « maintenant Mony and the Hatmen est un véritable groupe ».

En concert, Mony and the Hatmen nous embarque sans peine vers un univers résolument
 ricain. On se sent comme transporté au cœur du Mississipi ou de la Louisiane par ces sonorités dignes d’une bande-originale non-officielle de Walking Dead. « Le son de Mony and the Hatmen est un mélange de musiques américaines » explique Mony, qui évoque l’influence de la folk, du blues et du grunge.
 « Si l’on devait citer quelques noms, on nommerait Jeff buckley, Tom Waits, Ray Lamontagne ou Pearl Jam ».

Au rayon des souvenirs des concerts inoubliables, Mony évoque une tournée de six dates aux States l’an dernier : « c’était un rêve de gosse qui se réalisait ». Il évoque la « belle ambiance et la chaleur incroyable » d’un concert au Goodbye Blue Monday de 
Brooklyn. « On est tous ressorti complètement trempé de ce concert comme si l’on avait plongé dans une piscine tout habillé », sourit-il.

En attendant sa prochaine tournée américaine prévue dans deux ans, Mony and the Hatmen poursuit son chemin en France, remplissant l’air de rien les salles sur son passage et multipliant les projets communs avec les musiciens qu’il croise sur sa route. Et pour l’été qui arrive à grands pas, le groupe vous propose de venir jouer chez vous, gratuitement, autour d’un barbecue pour une soirée privée : c’est le Mony for free tour. Ne vous privez pas de ce plaisir, c’est une occasion unique d’organiser la soirée dont vos amis se souviendront longtemps, très longtemps.

Sébastien Lebray

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